Ce sera la première qu’ils se rencontrent

Effectivemet le FEKA est un événement professionnel de taille. D’abord le nombre impressionnant : 52 éditeurs jeunesse du continent. Du jamais vu. 2091 titres jeunesse seront ainsi représentés en provenance de 16 pays d’Afrique.

Mais comment en est-on arrivé là ?

L’idée initiale du FEJA est partie d’Afrique de l’Ouest. En observant les acteurs, les réseaux, la distribution des titres tout comme les cessions de droits, il apparait que le réseau francophone, le réseau anglophone idem, or entre les pays francophones et anglophones ilne se passe quasiment rien. Les éditeurs ne se connaissent pas et se découvrent occasionnellement dans des rendez-vous internationaux en dehors du continent.

Dialoguer avec ses voisins a été l’idée initiale du FEJA.
En effet,
– la Côte d’Ivoire (francophone) est voisine du Ghana (anglophone)
– le Togo (francophone) est voisin du Ghana (anglophone)
– Le Bénin (francophone) est voisin du Nigéria (anglophone)

Dejà à ce stade, on comprend que ces barrières linguistiques divisent trop les réseaux. Pourtant une partie du Ghana et duTogo par la même langue : éwé. Idem de l’autre côté, le Nigéria et le Bénin ont en partage la langue yoruba.

Et cerise sur le gateau, les libraires béninois et les libraires togolais veulent des livres en anglais pour répondre aux demandes de leur clientèle. Mais allez vous fournir chez vos voisins, ce sera tellement plus simple ! « Oui mais on ne se connait pas » a été une reponse à la question.

Et aujourd’hui le éditeurs togolais n’ont pas encore percu que le Ghana commence doucement à éditer des livres jeunesse en francais et que ce pays a intégré l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du dernier Sommet en octobre 2022.
Il y avait donc une forme d’urgence que tous ces éditeurs se rencontrent pour initier de belles voies de collaboration.

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D’Abidjan à Lagos, il n’y a que 1000 km, il y avait donc une forme d’évidence de tout faire pour que ces réseaux se rencontrent et dialoguent. Je les ai vus à l’oeuvre dans d’autres cadres et ils trouvent naturellement des pistes de collaboration.

Agnès Debiage, conceptrice et coordinatrice du FEJA

Partager leurs catalogues

Ces 52 éditeurs de 16 pays d’Afrique ont tous joué le jeu en partageant leurs catalogues. Une bonne partie n’a pas de site web ou celui-ci n’est pas à jour, mais pour le FEJA les catalogues sont au rendez-vous. On a envie de montrer ce que l’on édite et voir que ce l’autre publie. Tant mieux, c’est une première étape de découvrabilité. Ces liens vers les catalogues ont été partagés en amont pour que les éditeurs aient le temps de se plonger sur le sujet et de mieux préparer leur FEJA.

Ah, vous voulez savoir qui est présent au FEJA ? ALors regardez la belle photo de famille ci-dessous